{"version":"1.0","provider_name":"La grande aventure...","provider_url":"https:\/\/jnk.ch\/voyage","author_name":"admin","author_url":"https:\/\/jnk.ch\/voyage\/index.php\/author\/leskarakash\/","title":"L\u2019incroyable histoire du peuple Tayrona - La grande aventure...","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"fnKvf6aDBS\"><a href=\"https:\/\/jnk.ch\/voyage\/index.php\/2022\/04\/02\/lincroyable-histoire-du-peuple-tayrona\/\">L\u2019incroyable histoire du peuple Tayrona<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/jnk.ch\/voyage\/index.php\/2022\/04\/02\/lincroyable-histoire-du-peuple-tayrona\/embed\/#?secret=fnKvf6aDBS\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0L\u2019incroyable histoire du peuple Tayrona\u00a0\u00bb &#8212; La grande aventure...\" data-secret=\"fnKvf6aDBS\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/jnk.ch\/voyage\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","thumbnail_url":"https:\/\/jnk.ch\/voyage\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/3F766E01-B05D-4736-8E03-28CE230D3D92.jpg","thumbnail_width":1536,"thumbnail_height":2049,"description":"Un trek de quatre jours dans la Sierra Nevada de Santa Marta, jusqu\u2019\u00e0 une cit\u00e9 perdue? Voil\u00e0 bien une aventure \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de laquelle nous ne voulions pas passer. Et nous voil\u00e0 donc partis en pleine jungle, dans une chaleur \u00e9touffante, en compagnie d\u2019une dizaine d\u2019autres courageux et nos trois guides\u2026 \u00c0 l\u2019heure du verdict, l\u2019effort en valait plus que largement la peine! Non seulement nous avons travers\u00e9 des paysages magnifiques et partag\u00e9 de beaux moments avec nos compagnons de route, mais nous avons surtout d\u00e9couvert l\u2019incroyable histoire des Kogis, qui cultivent aujourd\u2019hui encore leurs traditions ancestrales dans cette r\u00e9gion \u00e9loign\u00e9e. Allez, on vous raconte! C\u2019est qui, les Kogis? Les Kogis sont un peuple indig\u00e8ne qui vit aujourd\u2019hui dans la Sierra Nevada de Santa Marta, en pr\u00e9servant un mode de vie et des croyances ancestrales. Leur population est estim\u00e9e entre 15\u2019000 et 20\u2019000 personnes, qui vivent principalement d\u2019une agriculture de subsistance et d\u2019une spiritualit\u00e9 intense.&nbsp; Pour les Kogis, la Sierra Nevada de Santa Marta est une terre sacr\u00e9e. Ce n\u2019est pas un simple territoire mais le c\u0153ur de l\u2019univers, la Terre M\u00e8re. Elle est pour eux un organisme vivant dont les hommes ne sont que les messagers. Et dans leurs croyances, en tant qu\u2019habitants de ce lieu, ils ont la lourde responsabilit\u00e9 de veiller \u00e0 l\u2019harmonie entre la nature et l\u2019\u00eatre humain. Ils se consid\u00e8rent ainsi comme les \u00ab&nbsp;grands fr\u00e8res&nbsp;\u00bb de l\u2019humanit\u00e9, charg\u00e9s d\u2019enseigner leur savoir aux \u00ab&nbsp;petits fr\u00e8res&nbsp;\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire tous les autres peuples de la plan\u00e8te&#8230; Comment les Kogis ont-ils pu pr\u00e9server leur culture? Les Kogis sont des descendants directs du peuple Tayrona, qui occupait un grand territoire situ\u00e9 au nord-est de la Colombie lorsque les Espagnols sont arriv\u00e9s en Am\u00e9rique. Les nouveaux arrivants vont rapidement entreprendre de conqu\u00e9rir le territoire. Apr\u00e8s 70 ann\u00e9es de guerre, les Espagnols prennent possession de toute la zone c\u00f4ti\u00e8re, obligeant les Tayronas \u00e0 se replier dans la jungle, notamment dans la ville de Teyuna, qui \u00e9tait l\u2019une des trois cit\u00e9s sacr\u00e9es des Tayronas. Malheureusement, le calvaire est loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9 pour le peuple Tayrona. Pour exploiter les richesses du nouveau monde, les Espagnols d\u00e9portent de plus en plus d\u2019esclaves des Cara\u00efbes, puis d\u2019Afrique. Et lorsque ces esclaves tombent malades, ils sont tout simplement chass\u00e9s des villes. C\u2019est cherchant refuge dans la for\u00eat que ces malheureux vont arriver jusqu\u2019aux villes des Tayronas, apportant avec eux des virus qui vont d\u00e9cimer la population indig\u00e8ne. Ainsi, durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIIe si\u00e8cle,&nbsp;&nbsp;pr\u00e8s de 90% de la population Tayrona va succomber aux maladies. C\u2019est face \u00e0 ce d\u00e9sastre et pour sauver leur peuple de la disparition que les survivants vont prendre une d\u00e9cision probablement unique dans l\u2019histoire. Les Tayronas vont se s\u00e9parer en quatre groupes qui ne devront plus se rencontrer et qui partiront s\u2019isoler sur diff\u00e9rentes montagnes, \u00e0 plus de 4000 m\u00e8tres d\u2019altitude. C\u2019est ainsi que vont na\u00eetre les peuples Kogi, Wiwa, Arhuaco et Kankuamo. Et c\u2019est \u00e9galement pour cela que la ville de Teyuna sera abandonn\u00e9e au milieu du XVIIe si\u00e8cle. Pendant pr\u00e8s de trois si\u00e8cles, les contacts entre les quatre groupes descendant des Tayronas seront tr\u00e8s limit\u00e9s. Leur langue va d\u2019ailleurs \u00e9voluer de mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente, \u00e0 tel point que ces peuples ne se comprennent plus du tout. Mais avec cette strat\u00e9gie, l\u2019h\u00e9ritage culturel et le mode de vie traditionnel des Tayronas ont pu perdurer jusqu\u2019\u00e0 nos jours, en particulier chez les Kogis qui sont rest\u00e9s les plus isol\u00e9s de notre monde. Depuis les ann\u00e9es 1970, les descendants des Tayronas ont pu s\u2019installer \u00e0 nouveau sur une partie des terres de leurs anc\u00eatres, gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation de la r\u00e9serve indig\u00e8ne de Santa Marta. Teyuna, cit\u00e9 perdue au c\u0153ur de la jungle La ville de Teyuna a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e autour de l\u2019an 800 et elle \u00e9tait l\u2019une des trois cit\u00e9s sacr\u00e9es des Tayronas. Situ\u00e9e \u00e0 1000 m\u00e8tres d\u2019altitude en plein c\u0153ur de la jungle, elle a compt\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 10\u2019000 habitants, avant d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9e en 1650. Depuis lors, son existence a \u00e9t\u00e9 gard\u00e9e secr\u00e8te par les indig\u00e8nes, qui ont toutefois continu\u00e9 \u00e0 veiller sur le site et \u00e0 le visiter r\u00e9guli\u00e8rement.&nbsp; Ce n\u2019est qu\u2019en 1972 que des pilleurs de tombes d\u00e9couvrent \u00e0 leur tour cette cit\u00e9 perdue et commencent \u00e0 la saccager. Alert\u00e9, le gouvernement envoie l\u2019arm\u00e9e pour s\u00e9curiser les lieux, puis entreprend de mettre \u00e0 jour les ruines. La r\u00e9action des indig\u00e8nes ne tarde pas, ils obtiennent que la restauration se limite \u00e0 certains secteurs bien pr\u00e9cis et se voient attribuer la responsabilit\u00e9 de g\u00e9rer le site. Aujourd\u2019hui, la ville n\u2019est accessible qu\u2019\u00e0 pied, en plusieurs jours de marche, \u00e0 un nombre limit\u00e9 de visiteurs. Une condition essentielle est aussi que ces visiteurs soient introduits \u00e0 la culture et aux croyances indig\u00e8ne. D\u2019ailleurs, pour l\u2019anecdote, la ville est compl\u00e8tement ferm\u00e9e aux visiteurs durant le mois de septembre, car c\u2019est durant cette p\u00e9riode que certains dieux la visitent\u2026 Bon, assez caus\u00e9, place aux images!"}